06.05.2012

Ce soir, il faut reconstruire l'UDF

Le jeu démocratique a parlé, François Hollande sera notre Président de la République. Je n'ai pas fait ce choix mais je souhaite de tout coeur que notre pays puisse  se relever et ne pas s'enfoncer dans les dépenses inconsidérées et dans le matraquage fiscal des classes moyennes.  Je lui souhaite bonne chance.

Mes convictions sont au centre, mes convictions sont celles qu'a toujours défendues l'UDF. La seule stratégie possible de la droite française, c'est de faire revivre demain l'UDF, une UDF forte !

Ce soir, il faut reconstruire l'UDF !

03.05.2012

Ce soir l'UDF est morte pour la deuxième fois !

Je ferai le choix des convictions au second tour et je ne partage absolument pas l'analyse et la stragtégie de François Bayrou !

L'humanisme sociale n'est surement pas à trouver du côté de Mr Melenchon et du programme de dépenses organisé par la gauche.

La règle d'or reste un enjeu incontournable et voter François Hollande, c'est accepter d'oublier ce principe fondamental pour l'avenir de notre pays.

François Bayrou fait sa deuxième erreur politique ce soir. En créant le modem, il a rayé de la carte politique la droite modérée et le centre que représentait l'UDF. En donnant une consigne de votre à gauche sans adhérer au programme de François Hollande, il s'isole bien plus qu'il ne le pense.

En ce qui me concerne, jamais je ne transigerai avec la règle d'Or budgétaire ! Il faut ce soir reprendre le combat sur ce principe.

NB :

La règle d'or budgétaire désigne un ensemble de conditions susceptibles de conduire au respect de l'équilibre du budget annuel d'un État ou d'une Collectivité publique. Pour en assurer le respect effectif, certains estiment que l'énoncé de la Règle doit être une disposition juridique de haut niveau et faire l'objet d'une Inscription dans le texte même de la Constitution.

 

 

22.04.2012

La vie politique est faite de choix, de choix clairs envers nos concitoyens

je me souviens de ce discours que j'avais prononcé devant les militants du modem en 2007. La stratégie du modem est un échec. Tous les scrutins depuis 2007 ont démontré cela...pour aboutir au score de ce soir divisé par 2 par rapport à 2007 !

François BAYROU doit maintenant prendre ses responsabilités pour le second tour des élections. Son avenir politique est bel et bien en jeu.

discours de 2007 :

Je suis intervenu à la tribune ce matin devant les militants du Modem :

 

Discours prononcé :

 

Grâce à François BAYROU, le centre existe, le « centre droit » comme on dit s’est ouvert aux démocrates sociaux, aux femmes et hommes de progrès mais ne doit pas devenir la LCR ou Ligue Centriste Révolutionnaire car ce serait rompre avec nos valeurs humanistes !

J’ai été profondément choqué par certains commentaires écrits sur les blogs de nos amis centristes qui ont choisi la voie de la contribution à la majorité présidentielle. Pour beaucoup d’entre eux, il s’agit d’apporter la couleur humaniste au sein même de cette majorité et de constituer une majorité plurielle. Nous devons respecter leur choix !

Finalement, La solidarité nationale, c’est aussi de laisser de côté parfois les esprits partisans et de tendre la main à celles et ceux qui veulent faire bouger notre pays pour travailler ensemble.

Cela fait 17 ans que je suis militant à l’UDF, membre du bureau fédéral des jeunes démocrates, membre du comité national. J’aime mon parti politique, l’UDF quand il s’inscrit dans les combats pour notre pays. J’aime mon parti politique quand il fait bouger les lignes et qu’il contribue à l’action. J’aime mon parti politique quand il respecte et qu’il rassemble des femmes et des hommes venus d’horizons politiques différents. J’aime l’UDF car elle a une histoire, une vie militante et un avenir que l’on ne peut pas rayer d’un coup de crayon. Nous avons bâti, nous avons construit un mouvement passionnant.

Je le dis haut et fort aujourd’hui : J’approuve celles et ceux qui  ont choisi de contribuer à l’action par conviction. Je respecte celles et ceux qui veulent qu’une nouvelle aventure redémarre. Je respecte aussi celles et ceux qui comme moi sont profondément attachés aux valeurs de la démocratie chrétienne et sociale qui font les fondements de l’UDF libre.

Comme je vous l’avais indiqué le soir du premier tour, j’ai voté Nicolas SARKOZY au second tour car nous avons bien plus en commun avec les centristes de l’UMP et la nouvelle majorité présidentielle qu’avec les éléphants du PS qui resteront dans leur réserve pour encore longtemps.

Comme l’a dit Jean louis Bourlanges : « Une majorité de centristes et de sociaux-démocrates constituerait un formidable instrument de déblocage de la société française. À ce jour, cependant, le Parti socialiste ne semble pas prêt à en payer le prix, en termes de clarification idéologique comme de solidarité électorale ».

La vie politique est faite de choix, de choix clairs envers nos concitoyens ! Ils nous l’ont rappelé au soir du 6 mai. J’assume mon choix de vouloir contribuer sans m’opposer systématiquement à la nouvelle majorité qui se dessine.  

J’aime mes amis de l’UDF avec qui nous avons passés de longues soirées à travailler « pour convaincre »  et je leurs dis que l’action est belle lorsqu’elle est efficace, lorsqu’elle contribue à améliorer la vie de chacun ! La politique, c’est se mettre au service des autres. Il nous faudra peser dans le débat politique pour faire passer des messages humanistes !

La France ne peut pas se payer le luxe de 5 nouvelles années d’immobilisme ; « résister » sans contribuer serait irresponsable… tel est le message que j’entends sur le terrain depuis quelques semaines…Une grande partie de nos compatriotes qui ont voté pour François BAYROU attendent un message clair. Nous devons laisser la chance au nouveau gouvernement tout en marquant nos différences quand cela sera nécessaire.

Jean Louis Bourlanges disait  «  Tant que la proportionnelle n’aura pas été instituée, un parti indépendant de la droite et de la gauche aura du mal à disposer de la masse critique nécessaire à sa survie électorale. Le centre a besoin d’alliés, qu’ils soient de droite ou de gauche. Le système majoritaire à deux tours permet de faire échec au bipartisme, pas à la bipolarisation. »…

Je pose à nouveau la question des alliances sans lesquelles « nous ne penserons finalement plus rien et nous ne pèserons plus rien ».

 

Xavier LEFEVRE, Verlinghem