04.07.2009

Vos convictions sont uniques...

02.07.2008

2 juillet, 21H39 : INGRID BETANCOURT LIBEREE !!!

399585748_f865c9f34a.jpg

Ingrid Betancourt, trois otages Américains et onze militaires colombiens ont été libérés par l'armée colombienne, a annoncé le ministre colombien de l'Intérieur, Juan Manuel Santos.

__________________________________________________________________________________________________________________

info yahoo actualités :

BOGOTA (Reuters) - La Colombie annonce la libération par l'armée de la sénatrice franco-colombienne Ingrid Betancourt et de trois otages américains depuis des années aux mains des Farc.

Le ministre de la Défense Juan Manuel Santos a déclaré que tous les anciens otages étaient en relativement bonne santé après des années de détention dans la jungle. Onze militaires ou policiers ont également été libérés.

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) retenaient 44 otages de premier plan comme monnaie d'échange contre des centaines de militants emprisonnés.

Parmi eux, Ingrid Betancourt, candidate du parti Vert à l'élection présidentielle en Colombie, avait été capturée le 23 février 2002.

Une vidéo des Farc diffusée à la fin de l'an dernier l'avait montrée très amaigrie et déprimée.

Les trois otages américains travaillaient pour le département de la Défense et ont été capturés en 2003 après la chute de leur avion dans la jungle lors d'une opération de lutte contre les stupéfiants.

A Paris, l'Elysée n'a pas été en mesure de confirmer l'information dans l'immédiat. "Aucune réaction pour le moment. On ne dit rien on ne confirme pas", a déclaré à Reuters un conseiller du président Nicolas Sarkozy.

 

01.04.2008

Il y a urgence..........

06.12.2007

Aucune lutte n'a de sens sans le respect de la dignité de l'être humain

01.12.2007

Nicolas SARKOZY est l'homme de la situation pour aider à la libération d'Ingrid BETANCOURT.

Quand j'ai vu cette vidéo d'Ingrid ma première réaction fût remplie de soulagement... Quand j'ai lu sa lettre j'ai été bouleversé par chacune des phrases, chacun des mots.

La France soutient Ingrid depuis le premier jour de captivité, Nicolas SARKOZY s'est saisi du dossier au lendemain de son élection. Je suis convaincu qu'il a un rôle majeur à jouer dans cette affaire car il faut un homme de conviction et un négociateur hors pair pour pouvoir sortir Ingrid du "trou" dans lequel elle se situe.

Nous devons continuer à nous battre plus que jamais pour que sa libération intervienne vite !

Voici les extraits de cette lettre :

 "Ici, nous vivons comme des morts"

JPG - 27.8 ko

"C’est un moment très dur pour moi. Ils demandent des preuves de vie brusquement et je t’écris mon âme tendue sur ce papier. Je vais mal physiquement. Je ne me suis pas réalimenté, j’ai l’appétit bloqué, les cheveux me tombent en grandes quantités.

"Je n’ai envie de rien. Je crois que c’est la seule chose de bien, je n’ai envie de rien car ici, dans cette jungle, l’unique réponse à tout est « non ». Il vaut mieux donc, n’avoir envie de rien pour demeurer au moins libre de désirs. Cela fait 3 ans que je demande un dictionnaire encyclopédique pour lire quelque chose, apprendre quelque chose, maintenir vive la curiosité intellectuelle. Je continue à espérer qu’au moins par compassion, ils m’en procureront un, mais il vaut mieux ne pas y penser. Chaque chose est un miracle, même t’entendre chaque matin car la radio que j’ai est très vieille et abîmée.

"Je veux te demander, Mamita Linda, que tu dises aux enfants qu’ils m’envoient trois messages hebdomadaires (...). Rien de transcendant si ce n’est ce qui leur viendra à l’esprit et ce qu’ils auront envie d’écrire (...). Je n’ai besoin de rien de plus mais j’ai besoin d’être en contact avec eux. C’est l’unique information vitale, transcendante, indispensable, le reste ne m’importe plus(...).

"Comme je te disais, la vie ici n’est pas la vie, c’est un gaspillage lugubre de temps. Je vis ou survis dans un hamac tendu entre deux piquets, recouvert d’une moustiquaire et avec une tente au dessus, qui fait office de toit et me permet de penser que j’ai une maison. J’ai une tablette où je mets mes affaires, c’est-à-dire mon sac à dos avec mes vêtements et la Bible qui est mon unique luxe. Tout est prêt pour que je parte en courrant. Ici rien n’est à soi, rien ne dure, l’incertitude et la précarité sont l’unique constante. A chaque instant, ils peuvent donner l’ordre de tout ranger [pour partir] et chacun doit dormir dans n’importe quel renfoncement, étendu n’importe où, comme n’importe quel animal (...).

"Mes mains suent et j’ai l’esprit embrumé, je finis par faire les choses deux fois plus doucement qu’à la normale. Les marches sont un calvaire car mon équipement est très lourd et je ne le supporte pas. Mais tout est stressant, je perds mes affaires ou ils me le prennent, comme le jeans que Mélanie m’avait offert pour Noël, que je portais quand ils m’ont pris. L’unique chose que j’ai pu garder est la veste, cela a été une bénédiction, car les nuits sont gelées et je n’ai eu rien de plus pour me couvrir.

"Avant, je profitais de chaque bain dans le fleuve. Comme je suis la seule femme du groupe, je dois y aller presque totalement vêtue : short, chemise, bottes. Avant j’aimais nager dans le fleuve mais maintenant je n’ai même plus le souffle pour. Je suis faible, je ressemble à un chat face à l’eau. Moi qui aimais tant l’eau, je ne me reconnais pas. (...) Mais depuis qu’ils ont séparé les groupes, je n’ai pas eu l’intérêt ni l’énergie de faire quoi que ce soit. Je fais un peu d’étirements car le stress me bloque le cou et cela me fait très mal.

"Avec les exercices d’étirement, le split et autres, je parviens à détendre un peu mon cou. (...) Je fais en sorte de rester silencieuse, je parle le moins possible pour éviter les problèmes. La présence d’une femme au milieu de tant de prisonniers masculins qui sont dans cette situation depuis 8 à 10 ans, est un problème (...). Lors des inspections, ils nous privent de ce que nous chérissons le plus. Une lettre de toi qui m’était arrivée, m’a été prise après la dernière preuve de survie, en 2003. Les dessins d’Anastasia et Stanislas [neveux d’Ingrid], les photos de Mélanie et Lorenzo, le scapulaire de mon papa, un programme de gouvernement en 190 points, ils m’ont tout pris. Chaque jour, il me reste moins de moi-même. Certains détails t’ont été racontés par Pinchao. Tout est dur.

"Il est important que je dédie ces lignes à ces êtres qui sont mon oxygène, ma vie. A ceux qui me maintiennent la tête hors de l’eau, qui ne me laissent pas couler dans l’oubli, le néant et le désespoir. Ce sont toi, mes enfants, Astrid et mes petits garçons, Fab [Fabrice Delloye], Tata Nancy et Juanqui [Juan Carlos, son mari]. Chaque jour, je suis en communication avec Dieu, Jésus et la Vierge (...). Ici, tout a deux visages, la joie vient puis la douleur. La joie est triste. L’amour apaise et ouvre de nouvelles blessures... c’est vivre et mourir à nouveau.

"Pendant des années, je n’ai pas pu penser aux enfants et la douleur de la mort de mon papa accaparait toute la capacité de résistance. Je pleurais en pensant à eux, je me sentais asphyxiée, sans pouvoir respirer. En moi, je me disais : « Fab est là, il veille à tout, il ne faut pas y penser ni même penser ». Je suis presque devenue folle avec la mort de mon papa. Je n’ai jamais su comme cela s’est passé, qui était là, s’il m’a laissé un message, une lettre, une bénédiction. Mais ce qui a soulagé mon tourment, a été de pensé qu’il est parti confiant en Dieu et que là-bas, je le retrouvera pour le prendre dans mes bras. Je suis certaine de cela. Te sentir a été ma force. Je n’ai pas vu de messages jusqu’à ce qu’il me mette dans le groupe de [l’otage] Lucho, Luis Eladio Pérez, le 22 août 2003. Nous avons été de très bons amis, nous avons été séparés en août. Mais durant ce temps, il a été mon soutien, mon écuyer, mon frère (...).

"J’ai en mémoire l’âge de chacun de mes enfants. A chaque anniversaire, je leur chante le « Happy Birthday ». Je demande à ce qu’ils me laissent faire une gâteau. Mais depuis trois ans, à chaque fois que je le demande, la réponse est non. Ca m’est égal, s’ils amènent un biscuit ou une soupe quelconque de riz et de haricot, ce qui est habituel, je me figure que c’est un gâteau et je leur célèbre dans mon cœur, leur anniversaire.

"A ma Melelinga [Mélanie], mon soleil de printemps, ma princesse de la constellation du cygne, à elle que j’aime tant, je veux te dire que je suis la maman la plus fière de cette terre (...). Et si je devais mourir aujourd’hui, je partirais satisfaite de la vie, en remerciant Dieu pour mes enfants. Je suis heureuse pour ton master à New York. C’est exactement ce que je t’aurais conseillé. Mais attention, il est très important que tu fasses ton DOCTORAT. Dans le monde actuel, même pour respirer, il faut des lettres de soutien (...). Je ne vais pas même me fatiguer à insister auprès de Loli [Lorenzo] et Méla qu’ils n’abandonnent pas avant d’avoir leur doctorat. J’aimerais que Méla me le promette.

"(...) Mélanie, je t’ai toujours dit que tu étais la meilleure, bien meilleure que moi, une sorte de meilleure version de ce que j’aurais voulu être. C’est pourquoi, avec l’expérience que j’ai accumulé dans ma vie et dans la perspective que donne le monde vu à distance, je te demande, mon amour, que tu te prépares à arriver au sommet.

"A mon Lorenzo, mon Loli Pop, mon ange de lumière, mon roi des eaux bleues, mon chief musician qui me chante et m’enchante, au maître de mon coeur, je veux dire que depuis qu’il est né jusqu’à aujourd’hui, il a été ma source de joies. Tout ce qui vient de lui est du baume pour mon coeur, tout me réconforte, tout m’apaise, tout me donne plaisir et placidité (...). J’ai enfin pu entendre sa voix, plusieurs fois cette année. J’en ai tremblé d’émotion. C’est mon Loli, la voix de mon enfant, mais il y a déjà un autre homme sur cette voix d’enfant. Un enrouement d’homme-homme, comme celle de mon papa (...). L’autre jour, j’ai découpé une photo dans un journal arrivé par hasard. C’est une propagande pour un parfum de Carolina Herrera « 212 Sexy men ». On y voit un jeune homme et je me suis dit : mon Lorenzo doit être comme ça. Et je l’ai gardé.

"La vie est devant eux, qu’ils cherchent à arriver le plus haut. Etudier est grandir : non seulement par ce qu’on apprend intellectuellement, mais aussi par l’expérience humaine, les proches qui alimentent émotionnellement pour avoir chaque jour un plus grand contrôle sur soi, et spirituellement pour modeler un plus grand caractère de service d’autrui, où l’ego se réduit à sa plus minime expression et où on grandit en humilité et force morale. L’un va avec l’autre. C’est cela vivre, grandir pour servir (...).

"A mon Sébastien [fils du premier mariage de Fabrice Delloye], mon petit prince des voyages astraux et ancestraux. J’ai tant à te dire ! Premièrement, que je ne veux pas partir de ce monde sans qu’il n’ait la connaissance, la certitude et la confirmation que ce ne sont pas deux, mais trois enfants d’âme, que j’ai (...). Mais avec lui, je devrais dénouer des années de silence qui me pèsent trop depuis la prise d’otage. J’ai décidé que ma couleur favorite était le bleu de ses yeux (...). Si je venais à ne pas sortir d’ici, je te l’écris pour que tu le gardes dans ton âme, mon Babon adoré, et pour que tu comprennes, ce que j’ai compris quand ton frère et ta sœur sont nés : je t’ai toujours aimé comme le fils que tu es et que Dieu m’a donné. Le reste ne sont que des formalités.

"(...) Je sais que Fab a beaucoup souffert à cause de moi. Mais que sa souffrance soit soulagée en sachant qu’il a été la source de paix pour moi. (...) Dis à Fab que sur lui, je m’appuis, sur ses épaules, je pleure, qu’il est mon soutien pour continuer à sourire de tristesse, que son amour me rend forte. Parce qu’il fait face aux nécessités de mes enfants, je peux cesser de respirer sans que la vie ne me fasse tant mal. (...)

"A mon Astrica, tant de choses que je ne sais par où commencer. Tout d’abord, lui dire que « sa feuille de vie » m’a sauvé pendant la première année de prise d’otage, pendant l’année de deuil de mon papa (...). J’ai besoin de parler avec elle de tous ces moments, de la prendre dans mes bras et de pleurer jusqu’à ce que se tarisse le puits de larmes que j’ai dans mon cœur. Dans tout ce que je fais dans la journée, elle est en référence. Je pense toujours, « ça, je le faisais avec Astrid quand nous étions enfants » ou « ça, Astrid le faisait mieux que moi ». (...) Je l’ai entendu plusieurs fois à la radio. Je ressens beaucoup d’admiration pour son expression impeccable, pour la qualité de sa réflexion, pour la domination de ses émotions, pour l’élégance de ses sentiments. Je l’entends et je pense « Je veux être comme ça » (...). Je m’imagine comment vont Anastasia et Stanis. Combien cela m’a fait mal qu’ils me prennent leurs dessins. Le poème d’Anastasia disait « par un tour du sort, par un tour de magie ou par un tour de Dieu, en trois années ou trois jours, tu seras de retour parmi nous ». Le dessin de Stanis était un sauvetage en hélicoptère, moi endormie et lui en sauveur.

"Mamita, il y a tant de personnes que je veux remercier de se souvenir de nous, de ne pas nous avoir abandonné. Pendant longtemps, nous avons été comme les lépreux qui enlaidissaient le bal. Nous, les séquestrés, ne sommes pas une thème « politiquement correct », cela sonne mieux de dire qu’il faut être fort face à la guérilla même s’il faut sacrifier des vies humaines. Face à cela, le silence. Seul le temps peut ouvrir les consciences et élever les esprits. Je pense à la grandeur des Etats-Unis, par exemple. Cette grandeur n’est pas le fruit de la richesse en terres, matières premières, etc, mais plutôt le fruit de la grandeur d’âme des leaders qui ont modelé la Nation. Quand Lincoln a défendu le droit à la vie et à la liberté des esclaves noirs en Amérique, il a aussi affronté beaucoup de Floridas et Praderas [municipalités demandées par les FARC pour la zone démilitarisée]. Beaucoup d’intérêts économiques et politiques qui considéraient être supérieurs à la vie et à la liberté d’une poignée de noirs. Mais Lincoln a gagné et il reste imprimé sur le collectif de cette nation, la priorité de la vie de l’être humain sur quelque autre type d’intérêt.

"En Colombie, nous devons encore penser à notre origine, à qui nous sommes et où nous voulons aller. Moi, j’aspire à ce qu’un jour, nous ayons la soif de grandeur qui fait surgir les peuples du néant pour atteindre le soleil. Quand nous ne serons inconditionnels face à la défense de la vie et de la liberté des nôtres, c’est-à-dire, quand nous serons moins individualistes et plus solidaires, moins indifférents et plus engagés, moins intolérants et plus compatissants. Alors, ce jour-là, nous serons la grande nation que nous voulons tous être. Cette grandeur est là endormie dans les cœurs. Mais les cœurs se sont endurcis et pèsent tant qu’ils ne nous permettent pas des sentiments élevés.

"Mais il y a beaucoup de personnes que je voudrais remercier car ils ont contribué à réveiller les esprits et à faire grandir la Colombie. Je ne peux pas tous les mentionner [elle cite alors l’ex président Lopez et « en général, tous les ex présidents libéraux », Hernan Echevarria, les familles des députés du Valle, Monseigneur Castro et le Père Echeverri].

"Mamita, hélas, ils viennent demander les lettres. Je ne vais pas pouvoir écrire tout ce que je veux. A Piedad et à Chavez, toute, toute mon affection et mon admiration. Nos vies sont là, dans leur cœur, que je sais grand et valeureux. [elle dédie alors un paragraphe de remerciements à Chavez, Alvaro Leyva, Lucho Garzon [ancien maire de Bogota] et Gustavo Petro, puis mentionne des journalistes]. Mon cœur appartient aussi à la France (...). Quand la nuit était la plus obscure, la France a été le phare. Quand il était mal vu de demander notre liberté, la France ne s’est pas tue. Quand ils ont accusé nos familles de faire du mal à la Colombie, la France les a soutenu et consolé.

"Je ne pourrais pas croire qu’il est possible de se libérer un jour d’ici, si je ne connaissais pas l’histoire de la France et de son peuple. J’ai demandé à Dieu qu’il me recouvre de la même force que celle avec laquelle la France a su supporter l’adversité, pour me sentir plus digne d’être comptée parmi ses enfants. J’aime la France de toute mon âme, les voix de mon être cherchent à se nourrir des composants de son caractère national, elle qui cherche toujours à se guider par principes et non par intérêts.

"J’aime la France avec mon cœur, car j’admire la capacité de mobilisation d’un peuple qui, comme disait Camus, sait que vivre, c’est s’engager. (...) Toutes ces années ont été terribles mais je ne crois pas que je pourrais être encore vivante sans l’engagement qu’ils nous ont apporté à nous tous qui ici, vivons comme des morts.

"(...) Je sais que ce que nous vivons est plein d’inconnues, mais l’histoire a ses temps propres de maturation et le président Sarkozy est sur le Méridien de l’Histoire. Avec le président Chavez, le président Bush et la solidarité de tout le continent, nous pourrions assister à un miracle.

"Durant plusieurs années, j’ai pensé que tant que j’étais vivante, tant que je continuerai à respirer, je dois continuer à héberger l’espoir. Je n’ai plus les mêmes forces, cela m’est très difficile de continuer à croire, mais je voudrais qu’ils ressentent que ce qu’ils ont faire pour nous, fait la différence. Nous nous sommes sentis des êtres humains (...).

"Mamita, j’aurais plus de choses à dire. T’expliquer que cela fait longtemps que je n’ai pas de nouvelles de Clara et de son bébé (...). Bon, Mamita, que Dieu nous vienne en aide, nous guide, nous donne la patience et nous recouvre. Pour toujours et à jamais."

 

16.08.2007

2000 jours de trop !

Message du comité de soutien : 

En ce jeudi 16 août, cela fait 2000 jours que la franco-colombienne Ingrid Betancourt et sa collaboratrice, Clara Rojas, sont otages des FARC. Avec elles, plus de 4000 personnes sont privées de liberté en Colombie, parfois depuis près de 10 ans. 02b70876d176ddb61b29150efa4109b0.gif

A cette occasion, le Comité de soutien tient à faire part de sa consternation : jamais nous n’aurions imaginé atteindre et attendre le cap des 2000 jours. Malheureusement, la prise d’otage d’Ingrid et de Clara prend de plus en plus l’apparence d’un sablier intarissable où le temps dépasse davantage qu’il ne passe.

Une fois de plus, le Comité de soutien réclame un accord humanitaire et préalablement, des preuves de vie d’Ingrid et de Clara qui manquent depuis près de 4 ans et demi. Dernièrement, rumeurs et témoignages se sont faits légion : nous rappelons que rien ne peut se substituer à des preuves de vie directes, émanant des FARC. C’est ce que nous exigeons d’eux instamment et fermement.

Par ailleurs, nous espérons que les efforts de médiation français, couplés à ceux de l’Espagne et de la Suisse, porteront leurs fruits rapidement.
Nous tenons également à rappeler la présence du Comité de soutien à Paris-Plages, jusqu’à la fin de l’édition de 2007 : près de 25.000 signatures de la pétition y ont déjà été récoltées, ce qui porte le total de cette campagne à près de 300.000 signatures. A cet égard, nous remercions chaleureusement Bertrand Delanoë et la municipalité parisienne d’avoir rendu possible notre présence, pour la troisième fois consécutive

02.06.2007

Comité de soutien à Ingrid Betancourt : "En Colombie : nous sommes probablement à un tournant"

Les choses bougent en Colombie depuis quelques jours. Malgré les bruits qui ont été propagés hier par une sénatrice colombienne, il n'est (malheureusement) pas question d'une libération imminente d'Ingrid et de Clara, mais nous sommes probablement à un tournant. Tous les espoirs restent permis, même si la situation reste extrèmement complexe et s'il faut se garder de tout optimisme exagéré.

Le processus de libération de guérilleros des Farc a donc commencé. Qui sont-ils ? sont-ce vraiment des guérilleros ? on sait en tout cas que les Farc ont annoncé qu'il s'agissait d'un "bluff" du président Uribe, et de nombreux guérilleros ont refusé de rentrer dans ce programme de "libération" qui implique la promesse de ne pas retourner à la guérilla et de s'inscrire dans un programme de "réinsertion" dont on sait peu de choses. Mais l'expérience du processus de démilitarisation des paramilitaires incite à la plus grande prudence....

Plus que jamais donc le rôle des "facilitateurs" français et suisses va être crucial. Comme va l'être celui des USA qui ont trois ex-militaires parmi les otages, et qui détiennent toujours deux dirigeants des Farc (Trinidad et Sonia) dont on sait que les Farc les ont mis dans le groupe des "échangeables" - peu d'espoir de voir une libération de tous leurs otages - surtout les plus importants - si ces deux prisonniers ne sont pas libérés, ce qui ne semble pas être envisagé en ce moment

08.05.2007

La lutte pour la liberté d'Ingrid et de tous les otages continue !

Aujourd'hui, mardi 8 mai, jour de liberté pour la Nation française, c'est le 1900e jour de séquestration pour Ingrid Betancourt, députée et sénatrice de nationalité franco-colombienne.

A cette occasion, la Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt (FICIB) publie sur le site www.Betancourt. info une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, qu'elle remercie d'avoir publiquement mentionné le nom de l'otage franco-colombien lors de son premier discours de président nouvellement élu, salle Gaveau.

La FICIB rappelle que sa libération, comme celle de Clara Rojas et des autres otages politiques auxquels son sort est inéluctablement lié, passe obligatoirement par une solution non violente et négociée et qu'une opération militaire de sauvetage, telle qu’elle est envisagée par certains milieux militaires proches du Président Uribe, est rejetée de manière unanime par les familles d’otage – et en particulier par la famille d’Ingrid.

21.10.2006

Lette envoyée à l'ambassade de Colombie

Monsieur l'ambassadeur

L'actualité s'est brusquement accélérée depuis quelques jours. Les informations sur une éventuelle intervention militaire de la part des autorités colombiennes sont très inquiétantes. 

Je me joins à la famille d'Ingrid et aux familles des autres otages détenus par les Farc en Colombie pour demander instamment au Président Uribe de renoncer à son intention de lancer une opération militaire de sauvetage, dont on sait qu'elle sera presque certainement fatale pour les otages. Je demande au président Jacques Chirac et à tous les gouvernements européens d'intervenir auprès du gouvernement colombien pour qu'il continue à rechercher une solution négociée et non militaire au problème des otages.

Les négociations afin de lever chaque obstacle doivent reprendre au plus vite pour sauver des milliers de vies de femmes et d'hommes innocents.

Au nom de la liberté, merci de votre intervention.

Xavier LEFEVRE

 

Appel à la mobilisation pour la vie des otages en Colombie !

La parole à notre ami Armand BURGUET 

Je suppose que vous serez, comme moi, abasourdi par la nouvelle qui vient d'être diffusée concernant la demande du président Uribe de casser les négociations avec les Farc et de faire intervenir l'armée. 

Vous trouverez toutes les infos sur www.Betancourt.info. Vous y trouverez également la copie de la lettre qui va être envoyée au Président Uribe au nom de la FICIB - Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt.

Nous avons besoin de votre mobilisation.

Je voudrais vous demander de contacter autour de vous toutes les personnalités - élus locaux, nationaux et européens; autorités académiques,  religieuses ou autres... Il faudrait qu'e ces personnalités prennent également la même initiative d'écrire au Président Uribe (via l'ambassade de Colombie dans votre pays) pour lui demander de revenir sur sa décision, dont nous savons tous que si elle est exécutée elle constitue un arrêt de mort pour les otages.

Une lettre au Ministre des affaires étrangères de votre pays pour lui demander d'intervenir personnellement auprès des autorités colombiennens serait également une démarche très utile.

Nous avons besoin de la mobilisation de tous, et de manière urgente. Sans être exagérément pessimiste, il est possible qu'une intervention militaire soit en préparation dans des délais peut-être courts...

Merci à toutes et à tous

Armand

* Armand Burguet   -   +32 (0) 474 50 80 04   -  armand@educweb.org

Toutes les notes