19.11.2006
La Banque Centrale Européenne, bouc émissaire de nos faiblesses !!!
Chers amis, j’écrivais le 28 août dernier dans un édito consacré à la croissance française, les lignes suivantes :
« La croissance française est finalement moins « molle » qu’on ne pouvait le craindre jusqu’ici. Il faut raison garder et en profiter pour soutenir ce frémissement. Nous avons là une belle opportunité pour accélérer les décisions politiques qui permettront de soutenir la croissance et faire en sorte qu’elle perdure. En espérant que les propositions des uns et des autres en la matière puissent voir le jour avant la mi-2007…sinon cette remontée du PIB pourrait n’être qu’un feu de paille. »
Le résultat du troisième trimestre est sans appel : croissance nulle ! Un coup d’arrêt auquel on pouvait s’attendre. Seul Bercy, l’Insee et la BdF ont été surpris par cette annonce. Il suffit pourtant de regarder notre secteur manufacturier et automobile en perte de vitesse depuis quelques temps pour s’apercevoir que ça ne tourne pas rond dans notre économie et constater que les moteurs de la croissance sont en panne. Le commerce extérieur pèse encore pour beaucoup dans ce freinage brutal….l’objectif du gouvernement de 2,3% pour cette année semble bien compromis même si certains y croient encore. Malgré cela, on constate une consommation interne soutenue….
Les « fanfaronnades politiques » de la fin août sont désormais en berne…Une fois de plus, on nous a trompé sur l’image de notre économie en masquant ses difficultés derrière une croissance « dopée » au second trimestre….
Je n’ai plus beaucoup de craintes concernant l’éventuel resserrement monétaire prévu du côté de la BCE même si cela se produira dans un contexte d’inflation française plutôt en baisse qui satisfait notre consommation interne. Il y a en effet derrière cette politique monétaire une certaine logique (taux d’intérêts à des niveaux raisonnables). Cette dernière fait l'objet de nombreux débats aujourd’hui et sert de tenue de camouflage à certains hommes politiques. La BCE serait-elle devenue le bouc émissaire de nos faiblesses !!!
Il est grand temps d’agir sur les leviers « moteurs de croissance et de compétitivité » afin que la France et nos entreprises retrouvent leur place sur le plan international, c’est le rôle du politique !
Xavier LEFEVRE, Verlinghem
14:30 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
09.11.2006
"Parce que l’entreprise, l’esprit d’entreprise, il faut l’aider, et pour l’aider il faut l’aimer."
Réhabiliter l’esprit d’entreprise : suite et fin du colloque sur l'économie à l'UDF : à lire sur www.udf.org
« Nous sommes un pays où l’on oublie trop souvent que l’essentiel de ce qui fait la santé, la vigueur, la richesse, l’emploi du pays, c’est l’entreprise.
Et si l’on cherche le point faible de l’économie française depuis longtemps, c’est dans le manque de considération pour l’entreprise qu’on trouvera ce point faible.
Parce que l’entreprise, l’esprit d’entreprise, il faut l’aider, et pour l’aider il faut l’aimer.
C’est donc l’entreprise, et l’esprit d’entreprise, qu’il faut rétablir dans sa force et dans sa dignité.
Faire de la France, un pays pro-entreprise
Et pour nous la politique économique, la stratégie économique, c’est de faire de la France, de toute la France, un pays pro-entreprise :
- une stabilité juridique et fiscale ;
- un environnement fiscal amical au lieu de sacrifier à la culture d’inquisition ;
- un « small business act » à la française fondé sur la simplification des contraintes administratives et fiscales, du droit et des procédures sociales ; une protection fiscale pour les jeunes pousses ; un accès aux marchés publics
Un plan de long terme pour la Recherche
Nous formons les meilleurs chercheurs du monde. (…) Mais nous les formons pour les autres, et notamment au bénéfice de l’appareil de recherche américain.
Il faut inverser ce processus ! Et il faut l’inverser définitivement.
Je propose que la France décide d’exempter d’impôt les revenus des brevets déposés par des chercheurs français ou résidents en France.
Il faut un plan de long terme, qui engage les grandes formations démocratiques françaises, pour la recherche publique dans notre pays. J’ai proposé devant les assises de Sauvons la Recherche, un plan de 10 ans qui s’engage sur une augmentation de 5 % par an.
Les 35 heures
Je propose une augmentation généralisée de la prime pour heure supplémentaire. Je propose qu’elle passe à 35 % pour toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. Et je propose que le coût de cette prime soit neutralisé en le défalquant des charges sociales.
Les charges sociales qui pèsent sur le travail
Nous avons un problème de concentration des charges sociales sur le travail (…)Quand vous concentrez un prélèvement sur une seule base, elle a tendance à s’enfuir.
Nous avions donc proposé cinq pistes différentes : une taxe sur la valeur ajoutée des entreprises, la CSG, la TVA sociale, un taxe sur la consommation de carburant fossile, une taxe sur les mouvements financiers.
L’ISF
Une nation qui organise ou accepte l’exil des plus riches, de ceux qui ont le mieux réussi matériellement parmi ses citoyens, est une nation qui accepte de s’appauvrir. (…) Puisque tout l’argent qui aurait été réinvesti dans la société française, dans la création d’emplois, dans le commerce, tout cet argent va s’investir chez nos voisins.
Je suis partisan d’une réforme de l’ISF, d’une imposition sur le patrimoine à base large, à partir de 750 000 €, sans plus aucune niche défiscalisée, sans exemptions, mais à taux léger.
Une politique économique pour l’Europe
Lorsque nous aurons remis de l’ordre dans nos finances publiques, lorsque nous aurons créé les conditions favorables à l’entreprise, lorsque nous aurons assuré ses investissements et sa recherche, c’est d’Europe que nous aurons besoin.
Parce que c’est notre marché intérieur, parce que c’est notre monnaie, et parce que le dumping fiscal, la guerre fiscale entre pays européens, limite nos marges de manœuvre.
Et parce qu’il n’y a qu’à l’échelle européenne que nous pouvons espérer traiter les grandes questions du développement durable, du climat, du dumping écologique et du modèle économique de la planète.
Le modèle économique de la planète
La question du néo-protectionnisme ne concerne pas seulement les pays à haut niveau de protection sociale, menacés par le vaste mouvement de délocalisations et de concurrence sans règle sociale ou écologique. Elle concerne d’abord, et au premier chef, et de manière urgente, les plus pauvres de la planète, les pays d’où l’on s’en va, les pays menacés de destruction intérieure, et je pense évidemment au continent africain.
Toute réponse nationale, dans un monde ouvert, est vouée à l’échec.
Nous ne pouvons poser ces questions qu’à l’échelle européenne.
C’est la vraie vocation de l’Europe : nous rendre la souveraineté que nous avons perdue, la souveraineté que l’échelon national ne peut plus garantir.
Cette question du modèle de société à défendre se pose et se posera dans tous les pays européens. Nous avons un modèle de société à défendre, et ce modèle n’est pas un handicap. Si nous décidons de poser la question du développement de notre pays comme je viens de le faire devant vous, notre modèle sera un avantage dans la compétition internationale (…) Nous serons un pays qui aura recréé chez lui les conditions du développement, de la croissance, de l’avenir, et qui en même temps aura promu un modèle de société préservé, qui ne sera pas fait uniquement de régression, et qui s’adressera à nos partenaires européens et au reste du monde, dans le siècle qui vient ».
22:40 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.11.2006
A l'UDF on prépare "la stratégie économique de la France"
Vivez le colloque sur l'économie en direct !
A lire sur www.udf.org :
« Nous ne voulons pas préparer un catalogue de mesures, un énième plan, nous voulons aborder les grandes échéances avec une réflexion sur l'ensemble de l'économie française, sur la dynamique qui l'anime » a expliqué François Bayrou en introduction du colloque, « pour moi, l'économie c'est de la dynamique, pas de l'arithmétique. On ne peut pas partager le travail, on peut le multiplier, aider à sa création, et si on est dans une dynamique porteuse, le mouvement qui se crée est générateur d'autres créations, il y a un effet boule de neige, c'est cet effet que nous voulons créer ». François Bayrou a mis l’accent sur les PME et la nécessité de soutenir leur développement. Il a également insisté sur l’importance de l’éducation et de la formation tout au long de la vie, la nécessité de valoriser la Recherche. Le président de l’UDF a déploré l’absence de politique économique européenne : cela empêche, selon lui, de se poser la question de l’organisation de l’économie mondiale. Prenant l’exemple des différences de contraintes environnementales dans le secteur agricole, François Bayrou a estimé que nous ne pouvons pas éluder la question de la loyauté de la compétition internationale et cette problématique ne pourra être traitée qu’au niveau européen.
19:02 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.08.2006
Croissance du PIB : il faut "soutenir ce frémissement"
La consommation des ménages soutenue ainsi que la relance de l’investissement des entreprises sont apparemment les principaux moteurs de la croissance tricolore au second trimestre.
La coupe du monde de football a sans doute contribué à cette belle performance ainsi que la conjoncture immobilière qui dope le « bâtiment ».
Tout cela est plutôt sympathique mais il ne faut pas tomber non plus dans l’euphorie générale et attendre tranquillement la prochaine statistique en croisant les doigts….
- En effet, il faut d’abord rappeler la contre-performance de nos investissements au 1er trimestre 2006….un second trimestre du même acabit aurait été alarmant….
- Notre commerce extérieur pèse toujours sur la croissance (0,5 point de PIB en moins).
- Le renchérissement des taux d’intérêts européens serait préjudiciable à la consommation des ménages et à l’investissement.
- Le ralentissement de l’activité aux Etats-Unis, locomotive de l’économie mondiale, se fait jour.
- La hausse des cours du pétrole reste une menace pour notre économie. En France, les frais liés aux carburants représentent + 3,5% de la hausse des dépenses des ménages.
- La conjugaison d’un ralentissement mondial et d’un euro plus fort serait très pénalisant pour nos entreprises.
- La locomotive de la Zone euro tire son signal d’alarme. En effet, la conjoncture allemande à 6 mois devrait se détériorer. Rappelons que l’Allemagne est une économie exportatrice. Le relèvement de l’euro jouera en défaveur des entreprises.
La croissance française est finalement moins « molle » qu’on ne pouvait le craindre jusqu’ici. Il faut raison garder et en profiter pour soutenir ce frémissement. Nous avons là une belle opportunité pour accélérer les décisions politiques qui permettront de soutenir la croissance et faire en sorte qu’elle perdure. En espérant que les propositions des uns et des autres en la matière puissent voir le jour avant la mi-2007…sinon cette remontée du PIB pourrait n’être qu’un feu de paille.
je vous invite à retrouver mes propositions économiques et sociales dans la rubrique suivante : http://xavierlefevreverlinghem.hautetfort.com/list/agenda...
Xavier LEFEVRE, Verlinghem
13:00 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.08.2006
A lire samedi : "la croissance du PIB : il faut soutenir ce frémissement... "
21:10 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.08.2006
Une prime ponctuelle plutôt qu'une vision qualitative....
Mettez une dose d’OPA hostile, une dose de « monstre » de la sidérurgie mondiale qui « serre » les coûts et valorise peu sa main-d’oeuvre, une dose d’un groupe sidérurgiste européen reconnu pour sa production haut de gamme et sa main-d’œuvre hautement qualifié…L’un veut avaler l’autre afin de renforcer « son prestige et sa stabilité », ses parts de marché dans le haut de gamme. L’autre va indéniablement voir « fragilisée sa politique de recherche et d’investissements dans le haut de gamme » et sa main- d’œuvre perdre progressivement ses avantages en matière « de salaires et stabilité des contrats ». Enfin rajouter une dose d’actionnaires qui choisissent une prime ponctuelle plutôt qu’une vision qualitative de la politique à tous les niveaux.
Vous obtenez cette interrogation de Michel ROCARD : « où va la société contemporaine si, de manière générale, les propriétaires d’entreprises considèrent que la qualité coûte trop cher et qu’il faut précariser la main d’œuvre pour qu’elle soit moins gourmande ? »Ce type de système a « de bonnes chances de connaître des conflits sociaux violents et multiples, et surtout de n’être ni viable ni soutenable à terme ». « Pour cette raison, il est dangereux de s’en tenir à cette conception juridique archaïque, selon laquelle l’entreprise est la chose exclusive des ces seuls propriétaires. Car dans sa réalité, c’est une communauté d’hommes et de femmes tirant leur revenu d’une même aventure économique et technique ». « Il serait prudent d’adapter le droit à cet état de fait et de donner aux salariés aussi un droit de regard sur leur destin ».
Michel ROCARD conclut dans les Echos du 19 juillet 2006 en disant : « les gouvernements vont être amenés à se poser la question, car ils ne peuvent laisser le système progresser en dureté sociale et en instabilité ».
Xavier LEFEVRE, Verlinghem
15:01 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.07.2006
Economie, emploi et solidarité nationale !
Il nous faut un projet ambitieux pour notre économie. En finir avec la France des réformettes, avec « la France d’aujourd’hui » qui n’a pas su mener notre pays à la cohésion sociale et à la compétitivité économique dont il a bien besoin !
Une grande problématique aujourd’hui est celle de la croissance trop faible des investissements et des emplois. Cela à pour conséquence le niveau du taux de chômage actuel.
Il faut donc lever les freins dans notre pays et faire en sorte d’avoir une économie non sclérosée :
Cela passe inévitablement par :
- Redonner la vrai valeur au travail dans notre pays, revaloriser la personne dans notre société et dans l’entreprise.
- Simplifier bon nombre de process et notamment ce qui permet d’alléger la charge sur le travail.
- Promouvoir l’innovation
-
Favoriser la reprise et la création d’entreprise, développer les vecteurs d’accompagnement de celle-ci, lever les nombreux verrous qui existent dans notre système financier.
-
Trouver les équilibres économiques et sociaux qui permettront de bâtir un système capitaliste équitable et durable ou chacun profitera des fruits de la croissance.
- Différencier enfin les politiques à destination de la PME et TPE et celles à destination de la Grande Entreprise Multinationale. Développer les synergies interentreprises et faire en sorte que la solidarité nationale s’exerce entre petites et grandes structures.
Il faut mieux concilier équité et reprise d’activité par le renforcement de l’accompagnement social et professionnel des bénéficiaires de minima sociaux. Valérie LETARD a rédigé un rapport fort intéressant à ce sujet en mai 2005.
Un peu à l’image de la culture anglo-saxonne, la personne doit se situer au centre de notre développement économique, au centre de toutes politiques, au centre de la stratégie RH de l’entreprise. Cela passe aussi par un encouragement au travail plutôt que l'assistance.
Permettre à ceux qui le veulent de travailler plus pour gagner plus en réduisant les cotisations sociales sur les heures supplémentaires pour les rendre plus rentables pour les employeurs et plus rémunératrices pour les salariés.
La refonte du système des charges sociales doit faire partie des priorités nationales ! Dans notre pays, on fait tout supporter au travail. Il faut maintenant élargir la baisse des charges sociales et trouver d’autres sources de financement de notre protection sociale ( ex de la TVA sociale ). Une mesure concrète et rapide serait d’exonérer de charges sociales le salaire du jeune embauché pendant 2 ans. Pas besoin de créer un Nième contrat de travail comme le CPE…..
Cependant la baisse des charges sociales doit au préalable conduire à une simplification de la paie en France. Nous sommes dans un système qui engendre à la moindre baisse de charge un véritable maquis pour la PME dans la mise en place de celle-ci :
- coût supplémentaire afin de faire évoluer les logiciels de paie.
- Complexité dans le calcul de celle-ci.
On fait payer « la santé » et la « politique familiale » sur les cotisations assises sur les salaires…cela ne peut plus tenir. On concentre la charge sur ceux qui emploient dans notre pays alors que la santé et la politique familiale concernent tous les français. Ceux qui produisent en France sont en sorte pénalisés. Il faut redonner de la compétitivité aux entreprises françaises, développer la croissance et le travail en France.
à la TVA sociale : si l’on baisse les charges, un bien produit et vendu sur notre territoire au prix de 100 euros HT pourrait être vendu 80 ou 90 euros HT. La hausse de la TVA n’aurait pas d’incidence sur l’inflation est donc sur le pouvoir d’achat du salarié. Seuls les prix des biens provenant d’autres pays comme la Chine augmenteraient.
Si aujourd’hui les pays émergents ont capté une grande partie de la production au regard des faibles coûts de production, ils n’ont pas pour autant gagné la bataille des technologies et de la créativité. Nous avons les capacités de production de produits innovants. Il faut donc favoriser la création d’entreprise « innovantes et technologiques » :
- trouver les moyens de les accompagner sur le plan financier ( organisation locale et prise en charge de la formation ).
- Permettre la mutualisation des risques et des coûts.
- Développer la culture d’entreprise et la prise de risque dans notre pays.
- Simplifier et réduire le nombre de structure d’aide à la création et les ouvrir à toutes et à tous.
En matières de reprise d’entreprise à accompagnement des financements dans le cadre des LBO. Engagement du système bancaire et financier auprès des investisseurs (limitation des garanties). Elargir le champ d’intervention de la SOFARIS par exemple.
Même si le volet apprentissage de la loi sur la cohésion sociale est intéressant, il faut engager des moyens forts afin de communiquer et mettre en avant les secteurs d’activité qui connaissent une carence importante en main d’œuvre. Faire en sorte que la qualification des jeunes qui sortent du système éducatif soit la bonne. Susciter des vocations.
La crise du CPE nous a démontré deux choses :
- il faut plus de flexibilité dans le contrat de travail.
- Il faut aussi plus de « sécurisation » du travail et du parcours professionnel pour le salarié.
Drôle d’équation à résoudre à cela passe par des négociations avec les partenaires sociaux. Cela passe aussi par l’instauration de la CONFIANCE au cœur du contrat de travail qui lie le salarié à son employeur. La confiance doit exister entre l’employeur qui doit croire dans les capacités de son employé à réaliser sa mission et le salarié qui doit avoir confiance dans les capacités de son dirigeant à reconnaître le travail accomplis et être un bon manager. « le pacte confiance » doit permettre plus de flexibilité !
La multiplication des contrats de travail ne va pas résoudre le problème du chômage dans notre pays. Ce n’est pas le nombre de contrats et le maquis qui va avec qui vont créer des emplois….c’est avant tout l’entreprise et les acteurs dans l’entreprise. La mise en place d’un CDI à droits progressif permettrait de simplifier le système et d’apporter des garanties proportionnelles au temps de présence du salarié dans l’entreprise.
La sécurisation des parcours professionnels est un élément d’encouragement pour le salarié et non de démotivation à il faut créer la sérénité dans l’entreprise.
En échange d'une meilleure indemnisation, les chômeurs doivent avoir plus d'obligations dans leurs démarches de recherche d'emploi et une obligation de prendre un emploi proposé après plusieurs refus.
Nous devons accepter plus de flexibilité dès lors que les salariés auront plus de sécurité.
On ne peut pas évoquer la question de l’emploi sans aborder la nécessité de bâtir les pôles de compétitivité de demain, ces plate formes « entreprises –universités -instituts de recherche ». Il faut optimiser les synergies et faire sauter les verrous qui existent à chaque niveau. Le système est cloisonné entre l’université et l’entreprise. Rien ne sert de réformer la recherche si on ne réforme pas l’université par exemple. La vision doit être globale.
- il faut mettre en synergies les acteurs de la connaissance et du marché.
- Il faut laisser mûrir les talents dans l’entreprise.
Il faut récompenser aussi les salariés en les associant financièrement davantage aux résultats de leur entreprise ( fiscalité attrayante et déblocage des fonds plus facile).
Enfin, si l’on veut demain une société créatrice d’emploi, plus solidaire et qui profite à toutes
et à tous, se pose alors la nécessaire question du respect de « l’élément humain » dans nos entreprises et dans les politiques mises en place.
Le système anglo-saxon génère des disparités sociales et parfois même l’exclusion mais il faut lui reconnaître le mérite d’avoir réussi à instaurer au sein même de l’entreprise un climat de travail épanouissant car il a su valoriser la personne dans son travail.
En France, la grande entreprise « jongle » avec la rentabilité au détriment de la personne. Cela n’est pas juste. L’élément humain doit faire parti de sa stratégie si elle souhaite bâtir une relation durable avec ses employés et conserver sa culture d’entreprise qui fait souvent la différence sur le plan compétitivité.
Le débat aujourd’hui n’est pas de remettre en cause tel ou tel système économique…n’est pas d’opposer les uns aux autres ( salariés - employeurs) mais de prendre conscience que sans l’homme l’entreprise ne peut assurer son développement.
Dans la « mondialisation » ce sont les grandes entreprises qui pèsent (plus de 50% des exportations pour la France). Elles font tout pour satisfaire l’actionnaire qui leur impose des niveaux de rentabilité toujours plus élevés. Ces objectifs sont souvent incompatibles avec les perspectives de croissance à long terme de l’économie. Cela ne doit plus écarter le devoir pour l’entreprise d’avoir un comportement citoyen là ou elle est implantée. Elle doit être solidaire si nous voulons un système qui marche, un système plus juste, un capitalisme qui fait triompher « l’élément humain ».
Xavier LEFEVRE, Verlinghem, le 1 juillet 200622:45 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26.06.2006
" Accepter plus de flexibilité pour le commerce !"
Le monde bouge, les rythmes de vie aussi...Nous devons revoir en profondeur la législation afin de permettre aux salariés qui le veulent de travailler le dimanche et aux commerces de rester ouvert. Le "e" business sur internet est entré dans nos vie et a changé nos modes de consommation. Le commerce en général doit évoluer et doit pouvoir faire progresser l'emploi dans notre pays.
Il faut accepter plus de flexibilité pour le commerce, plus de liberté pour celles et ceux qui veulent travailler plus pour améliorer leur pouvoir d'achat, consommer, épargner pour la retraite......
Xavier LEFEVRE, Verlinghem
21:45 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.06.2006
La parole à Jean Arthuis : " l'affaire EADS"
A lire sur www.udf.org :
Jean Arthuis a estimé sur BFM que la vente des actions EADS avant la chute du cours, était une « affaire malheureuse » propre à jeter « le trouble dans les esprits ». Le président de la commission des Finances du Sénat estime qu’il appartenait à l’Autorité des marchés financiers de se prononcer sur la vente des actions du co-président Noël Forgeard avant l’annonce des retards dans la fabrication des A380. Jean Arthuis a déploré qu’un certain nombre d’affaires comme celles de Vinci, donnent « une image troublante de l’attitude des dirigeants. « Nous sommes dans un pays qui a du mal à reconnaître les vertus dynamiques et constructives de l’économie de marché et de l’entreprises » a fait remarquer le sénateur UDF, « pour que les Français puissent majoritairement enfin adhérer à l’économie de marché et à l’entreprise, je pense que les dirigeants des grandes entreprises (…) doivent veiller à donner une image qui, au plan déontologique, au plan éthique, soit irréprochable ».
22:00 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.05.2006
La fin du Conseil de politique monétaire......
Afin de tirer les conséquences des transferts de pouvoir de la Banque de France à la Banque Centrale Européenne, Jean Arthuis, président de la commission des Finances du Sénat, pense déposer une proposition de loi relative à l'abandon du Conseil de la politique monétaire. L'effet de cette loi serait la diminution très sensible des coûts de fonctionnement. Les membres auraient une fonction d'administrateur compatible avec l'exercice professionnel ( engendrant donc une forte baisse des charges salariales au titre de l'activité du Conseil de la politique monétaire). La présentation des comptes devrait profiter d'un toilettage et rejoindre le système des autres banques centrales en Europe.
Xavier LEFEVRE, Verlinghem
22:51 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note











