10.06.2006
"Allez la France !"
- « Allez la France ! , ce n’est pas seulement un clin d’œil au mondial de foot.
Rassembler, entraîner, sélectionner le meilleur, ne plus regarder les clubs d’origine, mais fondre les talents en une stratégie offensive. C’est vrai en sport. Mais c’est vrai pour tout un pays ».
- « Et c’est parce que cet effort est immense qu’il demande une réponse nouvelle !L’effort à accomplir, que mes amis avant moi ont rappelé :
- il faut réparer la France, socialement, territorialement - la rupture entre les vallées qui se dépeuplent, je pense à notre ami Jean Lassalle, mais c'est la même chose pour les banlieues, qui pour certaines retrouvent le sens étymologique du terme, le lieu des bannis - il faut recoudre et réparer la France
- il faut s'occuper la feuille de paie et s'occuper des petites retraites
- il faut créer les emplois dont on a besoin et que notre croissance interdit
- il faut cesser la croissance de la dette, et maîtriser la dépense publique
- il faut retrouver les conditions de la croissance
- il faut la meilleure éducation et la meilleure recherche du monde et nous pouvons les avoir
- il faut la confiance dans nos institutions
- il faut que la France devienne une démocratie
- il faut faire de la France le premier pays qui défende réellement l’atmosphère de la planète
- il faut économiser l’énergie, nous allons dans le mur sur les énergies fossiles, sur le pétrole
- il faut l’Europe démocratique »
- « Et je suis fier d'appartenir au peuple qui a donné au monde, en trois mots, un idéal de résistance qui fait à lui tout seul l'humanisme et la civilisation ».
- « Nous ne bâtissons pas seulement une économie (c'est très important, aucun doute). Nous ne rémunérons pas seulement du capital. Nous élevons des enfants. Nous transmettons un pays. Et nous façonnons un monde, en bâtissant une société de justice et d'équilibre, nous agissons pour la France, mais nous devons agir comme un exemple pour le monde ».
- « Et nous, nous disons aux Français : ce n’est pas seulement que nous avons le droit de nos propres valeurs, mais nous avons le devoir de les entretenir et de les défendre. Parce que ce sont des valeurs qui manquent au monde"...." Parce que quand le monde se déshumanise, il faut que le pays de l’humanisme se lève et résiste. Et c'est sa vocation ».
- « Et c'est pourquoi nous avons besoin de liberté, et notamment de liberté en économie. Nous sommes la famille qui veut que la liberté en économie soit réhabilitée.
Est-ce que la France échoue en économie parce qu’elle a trop de liberté ? Elle échoue parce qu’elle n’a pas assez de liberté, pas assez de confiance ».
La feuille de route :- « Et il y a des millions d’emplois dont notre économie a besoin, mais qui ne peuvent pas être créés, spécialement dans les petites entreprises, parce que travail + charges, comme c'est organisé dans la société française, il y a des entrepreneurs pour qui c’est trop lourd ! Je suis prêt à nuancer : c’est trop lourd pour certains, trop lourd pour les plus petits, pas trop lourd aujourd'hui pour les très grandes entreprises qui marchent bien, qui intègrent le coût du travail, parfois sans difficulté dans son modèle économique ».
- « Et en face d’une situation d’urgence, je propose une mesure d’urgence : l’ouverture du droit pour chacune des entreprises de notre pays, de créer deux emplois nouveaux sans charges. Pour une entreprise artisanale, deux emplois, c’est beaucoup. Pour une entreprise moyenne, ce n’est pas rien. Pour une très grande entreprise, c’est symbolique ».
- « Autrement dit nous proposons un rééquilibrage en faveur des créateurs d'emploi potentiels. Contrat garanti pendant cinq ans, n’assumant que les charges de retraite (10 % de charges en tout et pour tout), sans autre condition, ouverte à tous les types d’emplois, à tous les âges, à toutes les formations ».
- « Pour nous, au contraire, si les 35 heures sont pleines d’inconvénients, ce qui est la vérité, il faut les corriger. Et les corriger simplement, sans forcer la main à quiconque. Car nous savons bien que beaucoup de salariés ont trouvé dans les 35 heures des avantages pour leur vie, pour leur vie de famille, pour leur vie de loisir ».
- « Nous proposons donc, comme nous l'avons fait en 2002, que l’on permette aux Français qui le souhaitent, aux salariés qui le souhaitent, librement, d’améliorer leur revenu par le jeu libre des heures supplémentaires ».
- « Pour nous, c’est la liberté de l’accord, dans une marge raisonnable, entre le salarié et l’entrepreneur. Nous proposons donc de changer le régime des heures supplémentaires : nous proposons d’élargir à toutes les entreprises, même celles de moins de vingt salariés, le régime des heures supplémentaires à 25 % de prime. Il est scandaleux pour nous que l’heure supplémentaire dans une petite entreprise rapporte moins au salarié que dans une entreprise de plus de vingt ! Ça n'est pas juste ! ».
- « Et nous proposons que cette prime de 25 % soit intégralement déduite des charges sociales. Parce que quand un salarié a travaillé 35 heures, il a déjà payé sa quote-part de la protection sociale.
Ainsi, pour une heure normale, quand le salarié est payé 100, l’entreprise paie charges comprises, à peu près 190. Pour une heure supplémentaire, sous notre régime, le salarié recevra 125 quelle que soit la taille de l'entreprise. Et l’entreprise paiera toujours 190. Personne n’y perdra ! Tout le monde y gagnera ! ».
-« Nous avons besoin de simplicité et de stabilité du droit fiscal et social ».
- « Nous qui avions mis en garde sur la baisse aventureuse des impôts, nous disons qu'augmenter les prélèvements obligatoires, augmenter la ponction sur la richesse produite, c’est paralyser à coup sûr, lentement le pays, c’est alourdir à coup sûr, le poids de son administration ! ».
La révolution civique :- « Nous sommes des défenseurs d'un service civil universel, de six mois, qui concerne l'ensemble des jeunes. Nous défendons cette idée, non pas depuis aujourd’hui, mais depuis 2001 ! ».
- « Et j'ajoute que je suis partisan que ce service civique ne concerne pas seulement les jeunes Français nationaux défenseurs d'une carte d'identité française. Je suis partisan qu’il concerne tous les jeunes, y compris les jeunes immigrés qui ont grandi en France et que l’accomplissement de ce service soit une clé de l’attribution de la nationalité française ».
- « Il faut un effort qui demandera une mobilisation d’énergies collectives sans précédent à l’échelle d’un pays comme le nôtre ». « il faut demander non pas : « que pouvons-nous faire pour toi ? », mais « que peux-tu faire pour tes semblables, que peux-tu faire pour ton pays ? ».
- « Je suis pour le vote obligatoire parce qu'il faut bien changer les choses, parce qu'on ne peut pas laisser des infimes minorités décider à la place des majorités, car dans un pays où l’école est obligatoire, où l’assurance sociale est obligatoire, la participation aux choix de la cité ne peut pas être optionnelle ».
- « Tout le monde en France a le droit d’être représenté au Parlement, dès l'instant que le courant politique pour lequel il a voté dépasse le seuil reconnu partout dans le monde, de 5 % des voix ».
- « t je suis pour qu'il y ait dans notre démocratie, des changements immédiats, simples, lisibles par tous : présence obligatoire des députés à l’Assemblée pour participer aux votes, comme au Parlement européen, qu'on ne puisse pas être compté comme votant, si on n'est pas présent pour défendre son vote. Et si l’on n’est pas présent, suspension de l’indemnité parlementaire ».
- « Personne ne doit pouvoir confisquer le pouvoir. La vraie séparation des pouvoirs, c'est le principe de la République nouvelle que nous voulons construire. Cela veut dire la maîtrise par les Assemblées de leur ordre du jour, la fin du passage en force par la suppression du 49-3 et des ordonnances ».
- « La première des choses à conduire, la plus urgente, c’est la décolonisation de l’État. L’État PS ou l’État UMP, l’État Chirac ou l’État Mitterrand, il est d’urgence nationale de rendre impossible la prorogation d’une situation qui fait que la cour est partout, dans toutes les nominations, comme dans toutes les amnisties, ce qui est une honte pour la République ! ».
- « Je crois à l’inspiration. Je crois au mouvement qui va ranimer l'inspiration européenne, je crois à un texte nouveau, simple, dense, court, dépouillé, qui donnera toutes les garanties nécessaires aux peuples européens ».
La liberté de penser….- « Notre liberté de penser, de juger, de voter, n’est pas négociable. C'est vrai, nous avons payé cher, le prix de notre liberté ! Mais désormais nous sommes affranchis, et il faut que tout le monde en prenne acte dans la vie politique française ».
- « Je reconnais, j’entends, les femmes et les hommes de gauche. Je sais combien ils ont été humiliés, pour avoir apporté dans un geste républicain, leur voix républicaine à Jacques Chirac, de voir qu’à peine installé au Château, on les tenait désormais pour quantité négligeable, pire, comme ennemis de l’intérêt national. C’était un effort pour eux. Eh bien ils ont été rejetés dans leur effort. Et cet idéal de solidarité, je le partage avec eux.
Je reconnais, et j’entends, même si parfois je le sais bien qu'en raison des vieilles habitudes ils sont souvent en colère contre moi, je reconnais, j'entends et je respecte les femmes et les hommes de droite. Je les connais. Je les respecte. Je reconnais le goût de l’ordre. C’est un goût français. Je reconnais le goût de l’effort. Ils ont raison de le défendre. Ils ont raison de vouloir un État et une société qui se tiennent - alors qu'ils se décomposent aujourd'hui ».- « Il y a vingt-cinq ans qu’on nous fait le coup de l’apartheid. Et il y a vingt-cinq ans qu’on échoue misérablement et que les Français, à chaque alternance, renvoient dans leur ghettos ceux qui ne veulent pas qu’on en sorte.
Eh bien, nous allons proposer à la France de se débarrasser d’un coup non pas seulement d'un parti, non pas seulement d'un régime, mais de la connerie de l’apartheid, qui l'empêche d'être ce à quoi elle a le droit d'être ».
- « C'est pourquoi je prends l’engagement, si je suis élu président de la République, de former un gouvernement avec des personnalités de qualité, d’où qu’elles viennent, pourvu qu'elles soient compétentes et qu'elles acceptent les principes de la révolution civique ».
- « réformistes ou civiques de tous les camps unissez-vous ! », je dois vous avouer que cela va assez loin à droite et assez loin à gauche ».
- « Ce projet ne ressemble à aucun autre ! ».
- « J’ai fait beaucoup de chemin, depuis cinq ans, avec vous et avec tous les Français qui attendent les temps nouveaux.
Il y a deux conditions pour une candidature valable à la présidence de la République française : la vision et le courage. Avec vous, grâce à vous, ces cinq années m’ont permis de mûrir la vision et d’éprouver le courage. Ni l’un, ni l’autre, ne sont de la fausse monnaie.
La France a besoin d’un projet qui la respecte, qui la rassemble et qui l’entraîne. La France a besoin d’un projet qui change pas seulement les équipes, mais la vision, les règles, et les pratiques.
La France a besoin d’une équipe qui la comprenne, et qui l’entende, et qui ait le courage de la conduire.La France a besoin d’un Président qui la comprenne et la rassemble, et l'estime, et l’entraîne.
Les temps nouveaux ont commencé ».Nous allons rebâtir la France ensemble ! Xavier LEFEVRE, Verlinghem
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08.06.2006
Actualité politique : Conseil national à l'UDF
Conseil national de l'UDF le 10 juin 
de 9h30 à 14h00, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine)
l’UDF incarne « le socle commun de la société française » qui peut rassembler et faire travailler ensemble le centre droit et le centre gauche. F Bayrou
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05.02.2006
L'entreprise citoyenne
Vous pourrez découvrir cette semaine les temps forts de la contribution d'Olivier HENNO sur :
"l'entreprise citoyenne"
Verlinghem, le 05.02.2006
22:04 Publié dans spécial congrès | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.02.2006
Conclusion du discours prononcé par Hervé MORIN au congrès de Dimanche
"Il nous faudra de la passion et de la fureur pour convaincre, pour convaincre nos concitoyens désormais si sceptiques face à la politique. Mais c’est la passion qui conduit à l’action.
C’est à la rébellion que je vous invite, au refus de la pensée unique. L’UDF doit incarner la rébellion contre un système qui est à bout de souffle. Nos compatriotes nous demandent de ne pas faire moins de politique, mais plus de politique, pour lutter contre l’inertie et les conservatismes.
Nous sommes si jeunes dans un monde si vieux. Alors, je vous invite à la passion, car seule la passion renverse les montagnes."
Bientôt venez découvrir des contributions UDF sur ce blog....
Verlinghem, le 01.02.2006
21:00 Publié dans spécial congrès | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
30.01.2006
Etre différent, être rebelle et ne pas céder
Un défi, un projet d'espérance pour la France :
extrait du discours de François BAYROU :
"Désormais, c'est avec fierté que nous avons pu arborer, à l'issue de ce vote, la définition nouvelle de l'UDF : "l'UDF, le parti libre".
"Cette communauté humaine que vous formez, elle se soude et se soulève, ne vous y trompez pas, pour porter quelque chose qui est plus grand qu'elle.
Ce dont nous avons la charge, ce n'est pas le destin de l'UDF, ce n'est pas même pas le destin du centre dans la vie politique française, ce n'est pas des intérêts de parti, ce n'est pas une étiquette. Ce dont nous avons la charge, c'est l'espérance d'un pays qui avait depuis longtemps oublié le sens de ce mot. (...)
C'est un moment juste, parce que tous les épuisements de la France, toutes les usures de la France se lisent aujourd'hui à livre ouvert."
L'UDF "est une force nouvelle, non pas entre les deux (l'UMP et le PS), mais qui s'oppose aux deux.
C'est une force de renouvellement et c'est une force de rassemblement."
"Nous sommes là tous ensemble parce que nous avons choisi de changer la vie, la situation, le destin de notre pays."
"Quand le temps de la campagne s'ouvrira, je prends l'engagement que nous refuserons de faire la moindre promesse électorale. Nous n'allons pas faire une campagne de promesses. Nous allons seulement montrer, exposer aux Français, les principes d'un projet d'espérance pour la France".
"Si ce que nous disons, si ce que nous sentons est juste, alors je vous le dis, rien ne l'arrêtera.
Si nous parlons la langue des gens, non pas la langue des pouvoirs, la langue des puissants, (...), alors il n'est aucune victoire qui nous soit interdite. Il n'est aucun défi que nous ne pourrons relever, il n'est aucune réponse que nous ne pourrons apporter à la demande d'un pays qui a besoin à nouveau d'espérer".
Verlinghem, le 30 janvier 2006
Venez découvrir les photos inédites chaque jour de cette semaine........
Enfin, un détail...vous étiez plus de 200 à suivre ce congrès sur ce blog ce week end !!
20:00 Publié dans spécial congrès | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
29.01.2006
Clôture du congrès de l'UDF rédigée par Eric Mielke
Congrès de l'UDF : Dimanche Les interventions de la matinée
Les orateurs se succèdent à la tribune pour cette matinée qui clôturera le congrès extraordinaire de l'UDF de ce week-end à Lyon.
Parmi celles-ci, je reproduit certaines expressions qui définissent le mieux l'enthousiasme des intervenants :
" Actuellement la démocratie en France c'est un président qui décide et un parlement qui exécute"
François SAUVADET, Porte-Parole de l'UDF
"En faisant le choix de l'indépendance, vous avez choisi la liberté"
Marielle de SARNEZ, Présidente de la délégation UDF au Parlement Européen
"N'ayez pas peur d'aller avec vos idées au devant des Français"
Michel MERCIER, PRésident du Groupe UDF au Sénat
"Il faut instaurer une loi limitative sur le cumul des mandats dans le temps"
Hervé MORIN, Président du Groupe UDF à l'Assemblée Nationale
"Avec tous ces militants venus de loin, malgré les difficultées météorologiques, je me réjouis de voir à ce congrès l'affirmation de l'UDF comme la future grande force centrale de la vie politique française"
Graham WATSON, Président du groupe ADLE au Parlement Européen
Et c'est bien sûr, François BAYROU, Président de l'UDF qui a prononcé le discours de clôture.
Quelques extraits :
"Le résultat du vote des militants indique le choix d'une force politique qui assume sa liberté pour parvenir à assurer la gestion de son pays...
En réalité, la troisième voie, c'est la première, notre démarche c'est une démarche de rassemblement d'hommes et de femmes qui ont eu des parcours, des valeurs différentes. C'est une force de renouvellement et de rassemblement...
Le projet que nous proposerons aux Français sera celui de l'espérance pour la France".
21:48 Publié dans spécial congrès | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.01.2006
+ de 90% de vote en faveur de la Motion de F BAYROU
Emotion"s" à LYON !!
Une motion, un mouvement humaniste et un homme. Un homme pour nous guider : F BAYROU
" Celui qui se révolte fait son métier d'homme"
Une raison d'être : l'humanisme !
" Nous allons parler au nom de ceux qui n'ont jamais la parole " F BAYROU
La voie du centre est ouverte !
RDV demain matin pour la clôture de notre RDV démocrate qui donne un sens au combat que nous menons depuis des années.
Ce congrès rassemble plus de 2800 militants ce soir.
Xavier LEFEVRE
en Direct de LYON
21:45 Publié dans spécial congrès | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
" les conditions du renouveau"
Une nouvelle donne économique et sociale. Claire, compréhensible et réellement novatrice. Un plan décennal de résorption de la dette : objectif moins de 50 % de la richesse nationale. Une disposition constitutionnelle interdisant aux gouvernements de présenter un budget en déficit primaire. La reconnaissance active des petites et moyennes entreprises (l’équivalent du small business act américain). Une politique qui vise à rémunérer l’activité agricole par de vrais prix et non plus par les subventions (ce qui impose une nouvelle vision de l’OMC et une promotion des biocarburants). Une nouvelle architecture des charges sociales qui libère la création d’emplois et le bulletin de salaire. Une démocratie sociale refondée et donc un nouveau contrat avec les partenaires sociaux et les syndicats.
Un nouveau projet de société. Notre société est faite de castes et de ghettos. Nous voulons au contraire une société ouverte, offrant des chances de rattrapage à ceux qui ont manqué la première marche. Cela passe d’abord par l’école et l’université : nouveaux parcours éducatifs pour les élèves déstabilisés ; accès aux filières d’excellence (par exemple aux classes préparatoires) égal pour tous les établissements français. Concours ouverts à tous les âges et à tous les parcours. Haute fonction publique ouverte à de nouveaux types de recrutement. Médias indépendants du pouvoir. Principe « d’activité universelle » indemnisé pour tous les détenteurs de minima sociaux, selon leurs capacités. Service civique universel pour les jeunes.
Un plan d’urgence pour l’Europe. La crise européenne actuelle, la plus profonde depuis vingt ans, est une crise d’inspiration. Il faut un plan d’urgence qui dise ce que nous voulons : une Europe capable de traiter des grands sujets politiques ; une Europe où les débats se déroulent au grand jour, au vu et au su des citoyens européens ; un budget européen digne de ce nom ; une transparence des décisions et une vraie subsidiarité en matière administrative et réglementaire. La France reconstruite pourra enfin proposer dans le cadre de cette Europe nouvelle les principes d’un modèle social inédit pour nos pays, et d’un modèle de développement pour les plus démunis de la planète.
Un système de valeurs. La violence des rapports humains, la prééminence des grands intérêts financiers, l’exclusion et les ghettos, c’est la société que nous refusons. Nous croyons qu’il y a des valeurs supérieures. Valeurs spirituelles, valeurs de l’intelligence, de la générosité, des solidarités, familiale et associative, du don de soi, grandeur du service, aussi bien public que bénévole. Nous croyons qu’un peuple demande à être tiré vers le haut. Et si nous osons parler de ces valeurs, leur rendre leur force, notre société sera plus soudée et mieux armée dans la compétition mondiale.
Un nouvel esprit en politique. Nous ne supportons plus l’éternelle accusation des débats politiques : « la situation actuelle, c’est la faute des autres ! ». Nous croyons qu’une moitié de la France n’est pas l’ennemie de l’autre moitié. Nous croyons qu’il y a des intuitions justes même dans d’autres courants politiques que le nôtre. Pour sortir un pays d’une crise aussi profonde, on peut et on doit rassembler des compétences venant d’horizons différents. Notre choix est de faire naître une majorité nouvelle, la majorité centrale, large, nécessaire à la reconstruction du pays.
Pourquoi cette nouvelle démarche politique réussirait-elle après tant d’échecs ? Parce que nous aurons changé non pas seulement les joueurs, mais les règles du jeu. Parce que nous aurons donné aux citoyens les moyens de savoir et le pouvoir de faire respecter les contrats passés avec eux. Parce que nous ne sommes pas liés aux pratiques du passé, aux intérêts en place, que nous montrons que l’on peut résister aux pressions, aux dérives médiatiques, à la fascination des extrêmes. L’indépendance aujourd’hui, c’est la capacité d’agir de demain.
Nous conjurons la malédiction qui fait que lorsqu’on refuse le pouvoir en place, on n’a d’autre choix que de se réfugier dans les bras de l’opposition. À la place d’un choix de résignation, nous offrons un choix de construction. Nous choisissons la liberté des créateurs.
L’adoption de cette motion d’orientation politique, soumise au suffrage universel des adhérents de l’UDF, engage jusqu’à un nouveau congrès l’ensemble de notre mouvement et de ceux qui s’expriment en son nom.
18:00 Publié dans spécial congrès | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
"les causes du mal"
Une trop longue absence de démocratie réelle. La Ve République s’est usée à force d’irresponsabilité. La fonction présidentielle, sous François Mitterrand, puis sous Jacques Chirac, a peu à peu renoncé à ses deux rôles principaux : définir une vision pour le pays, et garantir l’impartialité de l’État. Le pouvoir est devenu essentiellement exercice de communication, et l’esprit partisan s’est emparé de tous les leviers de commande.
La vérité a été dissimulée au peuple. Seule la vérité libère et permet de forger la volonté d’un peuple. L’exemple de la dette est éloquent : parce que les Français n’ont rien su, on a pu accumuler sur leur dos une dette qui a « pompé » toutes les marges d’action du pays. On a préféré leur taire la vérité sur leur situation et nourrir le budget d’expédients jusqu’à la récente (et selon nous illégale) privatisation des autoroutes.
Le Parlement a été marginalisé jusqu’à l’inexistence. Quand un Parlement joue son rôle, il contrôle, il fait apparaître des vérités que les gouvernants voudraient cacher, il s’exprime par des votes. En France, rien de tel. Les majorités pléthoriques sont aux ordres. Nul besoin de convaincre. Nulle crainte du contrôle. Du fait de cette marginalisation, les parlementaires ne viennent plus, les bancs sont vides. La voix du peuple ne peut se faire entendre. Le débat est interdit sur les grands sujets de l’avenir national. La séparation des pouvoirs n’est plus qu’une apparence.
Nous avons un État trop rigide, et l’esprit d’entreprise n’est pas soutenu. Les deux phénomènes sont liés. L’État ne s’est jamais réformé. Ses réflexes sont trop souvent administratifs et ses exigences toujours croissantes. Les grandes entreprises ont sans doute les moyens de faire face à ses exigences, mais les plus petites sont asphyxiées. Le sentiment de démobilisation et de renoncement est très grand parmi les entrepreneurs. Ce n’est pas un climat propice à la croissance ni à la prise de risque chez les jeunes.
Notre système de charges sociales fait fuir le travail. En France, nous concentrons l’essentiel des charges sociales, sécurité sociale, santé, retraites, sur le travail. Ce système paralyse la création d’emplois et fait fuir les emplois existants qui ne peuvent pour beaucoup d’entre eux résister à la concurrence de la mondialisation.
Le sentiment de justice, d’intérêt général, a disparu. Pour accepter les réformes, il faut la certitude qu’elles sont équitables. Quand les choix sont des choix de clientèle, l’intérêt général disparaît. La réforme fiscale, présentée comme s’adressant aux classes moyennes, mais en réalité concentrée sur les plus favorisés, en est un exemple récent. Mais on pourrait en dire autant de la manière dont les 35 heures ont été mises en place. Quand le gouvernement se sent le gouvernement d’un camp, chacun est porté à défendre ses intérêts, c’est la cohésion du pays qui recule, et donc sa force qui disparaît.
La bipolarisation, c’est la radicalisation. En période préélectorale (et c’est désormais tous les cinq ans) la bipolarisation pousse chacun des deux partis dominants à se rapprocher de son extrême, par la parole, par le style, par les promesses. En effet, chacun des deux camps est prisonnier de son noyau dur. D’où un durcissement des affrontements et des promesses jamais respectées.
15:35 Publié dans spécial congrès | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
"la liberté de parole et d'action"
"La liberté d’esprit, l’audace, le courage de penser différemment, sont la première étape de tout renouveau".
"faire bouger le paysage politique".
"Le temps qui commence, si nous voulons sortir notre pays de la situation où il se trouve, c’est le temps du courage".
"Pendant le quart de siècle qui s’achève, les Français ont payé cher le manque de courage de leurs responsables. En vingt-cinq ans, malgré l’optimisme officiel, aucune réponse convaincante n’a été trouvée aux questions cruciales de notre pays. On nous dit que le chômage baisse, mais le RMI explose. On nous dit que la dette est maîtrisée, mais elle augmente cette année de cinquante milliards d’euros au moins. On nous parle de cohésion sociale, mais avec un salaire moyen, on a de plus en plus de mal à « boucler » les fins de mois et à trouver un logement. C’est tout cela qui explique que le moral des Français soit au plus bas.
Pendant ce quart de siècle, les deux partis dominants, l’UMP (ex-RPR) et le PS, bien que représentant toujours moins d’électeurs, ont eu le monopole du pouvoir réel. Ils ont tous deux éludé les choix de courage et de clarté qui s’imposaient. Nous avons connu sept (!) alternances, mais aucune n’a amené la confiance, ce mot-clé de la démocratie.
Aujourd’hui, il nous faut, comme citoyens, comme peuple français, tourner la page. Nous avons besoin d’un temps nouveau, avec de nouveaux principes. Nous avons besoin d’identifier les causes du mal qui nous frappe pour laisser derrière nous le marasme dont nous souffrons".
Prochain article ce samedi : les "causes du mal" en France...en direct du congrès...
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